Marinus van der Lubbe
et l'incendie du Reichstag


14 x 20,5 cm, 192 pages + 8 pages hors texte traduit du néerlandais
ISBN 2-9521094-0-0
paru en décembre 2004: 8  €


Au soir du 27 février 1933, un jeune chômeur révolutionnaire hollandais, Marinus van der Lubbe,
mettait le feu au Parlement allemand. Il espérait ainsi donner le signal de l'insurrection des ouvriers d'Allemagne, encore solidement organisés et puissamment armés, contre un système qui venait
de placer démocratiquement Hitler à sa tête avec la passivité complice des leaders « socialistes »
et « communistes ». Mais à l'aube du lendemain, la presse « ouvrière » était unanime à dénoncer
la « provocation nazie » dont Van der Lubbe, arrêté en flagrant délit aurait été l'instrument ;
ses véritables motivations étaient noyées dans un flot de calomnies, et lui-même était décapité
onze mois plus tard, broyé par les mensonges en miroir des machines de propagande nazie
et stalinienne, au terme tragique d'une grotesque farce judiciaire.
Le prolétariat allemand ne se souleva pas, et fut écrasé sous la botte nazie.

L'étude de Nico Jassies que nous avons traduite est l'indispensable synthèse des recherches
les plus abouties sur l'incendie du Reichstag, faite en 2000 par l'un des meilleurs connaisseurs
du sujet. Dans une postface inédite rédigée à l'attention du public français, l'auteur montre
comment la mémoire de l'événement a pu être si longtemps falsifiée, et peut l'être encore,
par les historiens mercenaires partisans du grand sommeil, et dénonce aussi les manœuvres
de deux écrivains « libertaires » qui ont récemment instrumentalisé la vérité historique pour défendre quelques-uns des mensonges qu'ils croient, ou feignent de croire, être la vérité d'aujourd'hui.



Autour de Marinus van der Lubbe et l'incendie du Reichstag :

Carnet de route de Marinus van der Lubbe

« À Van der Lubbe assassiné » (Alphonse Barbé, 1934)

Cher camarade ! (film de Ruud de Heus, 18 min., 1967)
- Télécharger ici au format DivX (699 Mo)
- Présentation et fiche technique (pdf)

Lettre de Fritz Tobias à Nico Jassies, le 18 décembre 2004

Lettre des Éditions Antisociales à Yves Pagès, le 3 mars 2005